Bibliographie

Blanchard Pascal, « Offrez-vous un nègre », Black Logo 9, Africultures n°60, 2004.

Tintin au Congo… que n’a-t-on pas dit sur cette bande dessinée… Mais c’est du passé. Sauf que l’autre jour, je reçois, çà ! Pour moins de 4 euros je pouvais m’offrir Tintin et la Ford et « ses deux compagnons » (sur le même plan), Milou et Coco. Je dois reconnaître que j’avais oublié son nom ! Coco. Avec ses grandes lèvres, ses yeux en boule de loto et son vocabulaire « petit-nègre » si sympathique. Merci Hergé. Bon je range le prospectus. Je l’oublie. Et là je le retrouve, et je me dis que je n’avais pas rêvé.

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Blanchard Pascal, « Déshabillez-moi ! », Black Logo 9, Africultures n°60, 2004.

C’est la mode des seins offerts et des corps noirs en ce moment. Cinq publicités françaises récentes ont été choisies pour illustrer notre rubrique, accompagnées d’un encart presse pour Nestlé et d’une publicité de Nike avec Marion Jones pour le magazine US Essence de mars 2004. De Chantelle à Dim, d’Ushuaïa à Eminence, le même réflexe : déshabiller le corps d’une jeune femme noire, jouer avec ses mains et disposer quelques dessous (si possible blancs) pour mettre en exergue une nouvelle collection qui « habille les femmes du monde » ou des « nouveaux soins pour le corps ».

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Blanchard Pascal, « Gang in France ! », Black Logo 7, Africultures n°58, 2004.

En ce début d’année 2004, nous avions l’embarras du choix pour cette rubrique. Entre une nouvelle campagne, à l’échelon national, pour Malibu (qui décidément veut être sélectionné pour la rubrique !) où sur deux affiches, on retrouve tous les codes (modernisés) du « bon Nègre » Banania et, dans un autre registre, plus officiel, la promotion des derniers confettis de l’empire et des paradis exotiques de la France sous le titre « La France des trois océans », un enfant et un « goéland » au premier plan (le tout dans un dessin très pur). Au final, nous avons retenu une campagne qui depuis deux mois est présente sous plusieurs formes et supports dans toute la France : Adidas F50.

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Blanchard Pascal, « Les différences qui ne laissent pas indifférent…  », Black Logo 4, Africultures n°55, 2004.

Bon, la rubrique est un peu complexe cette fois-ci. Trop de choix. Trop de logoblakophobie sur nos murs. A croire que les marques veulent toutes être dans notre rubrique. Enfin ! Puisqu’il faut choisir, ne choisissons pas ! Commençons par la plus bête et la plus raciste de toute : Malibu. De toute évidence la marque à décrocher la palme de la rentrée. Deux affiches sur les murs de nos villes, un black…

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Ferro Marc, (Dir.), Le livre noir du colonialisme,  XVIè – XXIè siècle : de l’extermination à la repentance, Hachette Littératures, coll. « Pluriel » 2004.   

Autour de Marc Ferro, une équipe d’historiens retrace les pages sanglantes, les excès, les méfaits mais aussi les discours de légitimation de l’entreprise coloniale. Les conquêtes, puis les luttes pour l’indépendance ont indéniablement constitué les épisodes les plus meurtriers de la colonisation : exterminations de peuples entiers dans un cas, guerres destructrices dans l’autre ; mais la colonisation ce fut aussi la traite et l’esclavage, c’est-à-dire la déportation de dix à quatorze millions d’hommes et femmes ; ce fut, une fois l’esclavage aboli, le travail forcé et les terribles conditions sanitaires qui lui étaient associées. Le colonialisme n’a pas seulement laissé des blessures difficiles à cicatriser : il se perpétue au XXIe siècle sous de nouvelles formes que Le Livre noir met en évidence.

Stora Benjamin, Harbi Mohammed, La Guerre d’Algérie : 1934-2004. La fin de l’amnésie, Robert Laffont, 2004.

Il faut, dit-on, deux générations à la mémoire collective pour digérer un passé douloureux. Cinquante ans après le déclenchement de l’insurrection algérienne, le 1er novembre 1954, le moment est-il enfin venu de mettre définitivement fin à une amnésie qui a trop longtemps duré ? C’est le défi qu’ont relevé Mohammed Harbi et Benjamin Stora en rassemblant les meilleurs spécialistes de la question. Vingt-cinq historiens, toutes générations, toutes nationalités, toutes origines confondues, font donc ici le point sur la connaissance historique actuelle de la guerre d’Algérie, pour passer de la mémoire à l’Histoire. Privilégiant une approche thématique plutôt que chronologique, centrée sur les acteurs et le travail de mémoire, ils brossent un panorama complet du drame algérien, qui est appelé à faire référence.

Weil Patrick, Dufoix  Stéphane (Dir.), L’esclavage, la colonisation… Et après ? , PUF, 2004.

Un ouvrage passionnant par la richesse des contributions et du niveau de réflexion sur ces thèmes permettant de remettre en cause « l’illusion d’un présent sans passé ou d’un passé déjà refermé comme une page définitivement tournée ». Les enjeux scientifiques des relations entre le passé, le présent et l’avenir sont immenses, les enjeux politiques et sociaux également. Connaître et enseigner l’histoire de la colonisation et de l’esclavage, celle des traumatismes historiques, tenir compte des mémoires collectives particulières, différentes d’une mémoire métropolitaine et centrale, c’est aussi une façon de permettre qu’un lien se créée entre des citoyens dont le passé et la mémoire sont autres.

Blanchard Pascal, « Le marketing ethnique est arrivé  », Black Logo 6, Africultures n°57, 2003.

Tout le monde en parle. Depuis la victoire en 1998 de l’équipe de France de football lors de la coupe du monde, les couleurs seraient à la mode dans l’univers de la communication. Et voilà que la publicité SFR, dans la droite ligne des publicités US pour IBM et Siemens, arrive dans nos journaux. C’est clair, le marketing ethnique est arrivé. J’entends déjà les hauts cris et je vois le scandale poindre. Pourtant cette publicité est des plus « politiquement correct ». Bien habillé, actif, beau, dans un aéroport (voyage), sans doute cadre supérieur d’une grande entreprise, le modèle parfait d’intégration à la société de consommation, au business et à la République.

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Blanchard Pascal, « Forcément c’est attirant  », Black Logo 7, Africultures n°58, 2003.

Que se soit en TV ou sur nos murs, mais aussi dans les magazines, la marque automobile OPEL nous propose depuis février 2003, une nouvelle variante des rues chaudes de nos mondes urbains. À l’heure où le ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, médiatise le « plus vieux métier du monde » en chassant les filles des trottoirs de France et propose de nettoyer nos consciences de ce désir coupable de la chair (c’est mal, et en plus elles sont exploitées !), cette marque – prostitution = voiture… c’est bien connu, de Vincennes à Boulogne ! –, nous les sert en icônes publicitaires. Des « idées fraîches pour de meilleures voitures » ose même le constructeur. Il ne manque pas d’air…

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Hodeir Catherine, Stratégies d’Empire. Le grand patronat colonial face à la décolonisation, Editions Belin, 2003.

Le grand patronat colonial français existe-t-il vraiment ou n’est-il que la branche ultra-marine du grand patronat français ? Confronté aux enjeux de la décolonisation entre 1945 et 1962, constitue-t-il un groupe de pression résistant aux indépendances ? Va-t-il mettre en œuvre le dégagement, la reconversion, le redéploiement de ses activités ou bien s’engage-t-il dans la coopération en s’adaptant au néocolonialisme ? Pourquoi, enfin, s’investit-il dans la construction de l’Europe ? Autant de questions complexes auxquelles cet ouvrage tente de répondre…

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