Bibliographie

Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Sandrine Lemaire, « De la mémoire coloniale à l’histoire », Francophone Postcolonial Studies, 2003.

Since the 1980’s, Francophone Studies has become an increasingly popular specialism in academic institutions in the English-speaking world. The growing critical respect afforded to the cultural production of previously marginalised Francophone nations is, of course, to be celebrated. However, the increasing institutionalisation within French departments of Francophone Studies as a separate field of research to French Studies ironically risks reinforcing the centrality of “white”, metropolitan French culture, and presenting the “French-speaking world” as peripheral and monolithic.

Bancel Nicolas, « Colonisation, immigration : le champs des articulations historiques », Globalizzazione e migrazioni in Europa, Université de Rome, Ancona, 2004.

La migration internationale du nord au sud et , plus récemment, de l’Europe de l’Est à l’Ouest sont le signe le plus significatif d’une époque de crise et de transition , fortement influencé par le processus de mondialisation . Ces migrations sont un défi, pour tous les pays représentés en particulier pour ceux de l’Union Européenne. Ils tentent de répondre à la question de l’immigration par des projets sociaux spécifiques à leur culture politique.

Bancel Nicolas, “ La voie étroite. La sélection socioculturelle des dirigeants africains lors de la transition vers les décolonisations”, Mouvements, n°21-22, 2002.

Au moment de la transition vers les indépendances est mis en place un système de formation et de sélection des élites africaines susceptible de préserver les intérêts de l’ancienne métropole et de conserver ses principales prérogatives, malgré la décolonisation. Tout est alors en place pour que soit maintenue la connivence entre la première génération de dirigeants, puis les suivantes, et les autorités françaises.

Bancel Nicolas, « Les Scouts de France et les éclaireurs de France en AOF (1945-1960). Les conditions sociales et politiques du développement des deux mouvements de Jeunesse en contexte colonial », in Sports et loisirs dans les colonies au XIXe et XXe siècles , 2004.

La greffe des sports et des loisirs anglo-saxons dans des sociétés marquées par leurs origines et identités culturelles. L’ouvrage participe de cette dynamique de recherche qui considère que le sport est un phénomène social total qui s’impose comme une clé ouvrant sur une meilleure compréhension de l’évolution des sociétés contemporaines. Il s’agit de démontrer quelles en sont les fonctions éducatives, sociales, culturelles, politiques du sport et/ou des loisirs dans des communautés subissant l’importation des modèles du colonisateur. Les sports et les loisirs se présentent paradoxalement comme un instrument de la colonisation, et comme un levier de la décolonisation.

Bancel Nicolas, « Retour sur la question coloniale », Cultures Sud, revue des littératures d’Afriques, des Caraïbes et de l’océan indien, n°165, 2007.

Les débats soulevés par la question coloniale et, plus incidemment, par la question postcoloniale, ont mis à jour une configuration historique nouvelle : celle d’une société prise de convulsions mémorielles et qui, en de multiples lieux s’interroge, à travers son passé, sur son histoire, son « identité », son destin collectif. Notons que les rémanences de l’histoire coloniale ne sont ni entièrement nouvelles, ni l’apanage de la France.

Bancel Nicolas et Blanchard Pascal, Sandrine Lemaire, « L’Afrique noire inventée : de la Première Guerre mondiale aux Indépendances », in Afrique Subsaharienne, Historiens et Géographes, n°367, 1999.

Les représentations de l’Afrique noire produites par la métropole, depuis l’après Guerre mondiale jusqu’aux décolonisations des années 1960, s’articulent autour d’une idéologie dont les maîtres-mots sont progrès et morale civilisatrice. L’exaltation patriotique de la grandeur coloniale française s’est concrétisée par la création de véritables spectacles mis en scène autour de l’attrait pour l’étrange, à l’image des célèbres « villages indigènes » offerts au tournant du siècle, aux Français toujours avides d’exotisme. Un dispositif discursif orchestré, résultant d’une forte volonté propagandiste, se met ainsi en place pour tenter de fournir la preuve d’une réalité : celle d’une action coloniale constructive dans les colonies.

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Bancel Nicolas, Blanchard Pascal et Vianna Pedro, « Colonisation, immigration et culture européenne : quelques mises en perspective », Migrations et Société, n°82, dossier Colonisation, immigration : le complexe impérial, 2002.

Trois axes de réflexion s’imposent dans ce dossier: en premier lieu, la comparaison entre quelques-unes des principales nations coloniales révèle des différences parfois marquées tant du point de vue des systèmes coloniaux eux-mêmes que des idéologies qui les sous-tendent. Le second axe de réflexion porte sur la légitimation scientifique de la hiérarchisation raciale et/ou « civilisationelle ». Le dernier axe de réflexion porte sur l’imprégnation, à l’échelle de l’Occident d’un «  bain colonial ».

Bancel Nicolas, Blanchard Pascal et Vianna Pedro, « Colonisation et immigration : questions sur les mécanismes des crises socio-culturelles », Migrations et Société, n°82, dossier Colonisation, immigration : le complexe impérial, 2002.

Le texte cherche à élargir le champ de l’interprétation et à dégager à la fois les spécificités hexagonales sur la question — et l’on verra que, dans cette perspective, l’articulation entre colonisation et immigration demeure centrale — tout en établissant des passerelles qui permettent de mieux comprendre un phénomène dont les formes varient incontestablement, mais dont la trame sociale et politique est comparable au niveau européen.

Blanchard Pascal, Veyrat-Masson Isabelle, Les guerres de mémoires : La France et son histoire, La Découverte, 2010.

Depuis le milieu des années 1990, la notion de guerres de mémoires s’affirme dans le débat public. Les termes de « repentance » et de « lois mémorielles » sont entrés dans le discours politique et la « mémoire » devient un enjeu du présent. Pourtant, en France, le XIXe puis le XXe siècle ont été, génération après génération, une longue suite de conflits mémoriels qui ont permis à ce pays de faire entrer le passé dans le présent. Cet ouvrage, réunissant historiens, politologues, anthropologues ou sociologues, offre un regard panoramique sur le rôle majeur joué par les différents acteurs de la mémoire dans ces controverses.

Blanchard Pascal, Blanchoin Stéphane, Plein Sud (4), Études et recherches de l’Achac, Karthala, 1994.

Le quatrième numéro de Plein Sud propose des articles autour du thème central de « Scènes et Types », le nouveau cycle initié par l’Achac. Ce numéro thématique de Plein Sud, intitulé «Colonies : races, politiques et images », se propose ainsi d’aborder sous trois angles différents, selon des approches historiques, anthropologiques et cinématographiques complémentaires, l’imaginaire lié à la « question indigène » durant la période coloniale tout d’abord à travers le discours anthropologique sur les « races » sahariennes, puis les réactions de la droite française et du lobby colonial face à la politique « indigène » du Front populaire en Algérie et enfin le passage de l’authentique au pseudo dans le cinéma colonial de l’entre-deux-guerres.

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