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Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France

<i>Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France</i>

Plus de cinquante ans après le début de la guerre d’Algérie et la défaite indochinoise, la France redécouvre son passé colonial. Néanmoins, il lui reste à découvrir qu’elle est aussi une société post-coloniale, que la colonisation a « fait retour » en métropole et a marqué des champs de la culture, de la politique et les débats sur les mutations contemporaines de la société française. Ainsi, au cours des dernières décennies, bien des phénomènes demeurent liés à la période coloniale et à ses héritages : la coopération s’est installée, la francophonie a émergé, les immigrations post-coloniales se sont poursuivies, le débat sur l’esclavage est réapparu, la concurrence des mémoires s’est envenimée, les représentations du monde et de l’Autre se sont vu liées au « temps des colonies », la littérature s’est abreuvée d’influences et d’auteurs issus des ex-colonies, le « tourisme ethnique » est devenu un produit de consommation courante…

Tout cela forme notre culture post-coloniale contemporaine, faite d’héritages métissés, recomposés, qu’il s’agit d’interroger dans la longue durée. Le surgissement de mémoires coloniales concurrentes, les rebondissements législatifs de février 2005 liés au rôle supposé « positif de la colonisation », le discours de Dakar, la crise de l’immigration (2005-2010), la montée du Front national et des discours d’exclusion (2007-2011) nous obligent à considérer dans toutes ses dimensions la question post-coloniale. Avec les contributions de Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Citron Suzanne, Lemaire Sandrine, Vergès Françoise, Aldrich Robert, Benbassa Esther, Rigouste Mathieu, Deroo Eric, Champeaux Antoine, Benoït Christian, Deneault Alain, geisser Vincent, Moura Jean-Marc, Vidal Dominique, Dozon Jean-Pierre, Yala Amina, Parker Gabrielle, Tévanian Pierre et Wolton Dominique.

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Le dictionnaire du corps

<i>Le dictionnaire du corps</i>

De la naissance à la mort, le corps est notre compagnon d’existence. Dans nos sociétés développées, il est devenu depuis la libération sexuelle une préoccupation et un souci quotidiens. Chacun, à la recherche d’une harmonie entre corps et esprit, entre nature et culture, espère trouver en lui une thérapie pour soigner les maladies de sa vie: angoisse, fatigue, stress, solitude, désamour. Rédigé par plus de 250 spécialistes en biologie, éthologie, histoire, sociologie, philosophie, psychologie, psychanalyse, anthropologie et littérature, ce dictionnaire permet de comprendre ce que les sciences humaines et sociales peuvent nous dire des pratiques et des représentations du corps. De Atomisme à Body-Art, de Faim à Natation, de Haptonomie, à Zoo humain, le Dictionnaire du corps offre près de 483 entrées, chacune accompagnée d’une bibliographie.

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L’illusion coloniale

<i>L’illusion coloniale</i>

Utopie républicaine, velléité commerciale, rêve d’impérialisme… l’illusion coloniale remonte au siècle des Lumières. Vue de métropole, c’était « notre empire ». Là-bas, « la mère patrie ». Tous l’appelaient « la plus grande France ». Elle est née d’un malentendu, de la rencontre d’un imaginaire collectif et d’une réalité économique. A l’heure où chacun s’emploie à réviser ces pages d’un passé qui ne passe pas, Eric Deroo et Sandrine Lemaire ont voulu reconstituer le puzzle d’une représentation fantasmée. Image par image, ils confrontent l’idée de l’outremer à son histoire. C’est le récit d’une mythologie, d’un entrelacs d’équivoques, de malentendus. L’illusion coloniale, en noir et en couleurs.

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Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République

<i>Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République </i>

Depuis les conquêtes coloniales de la IIe  République, la France a fait entrer l’Empire dans sa culture, dans son quotidien. La conquête devient spectacle avec l’Exposition coloniale internationale de 1931. Progressivement, nait une solide fusion entre la République et son Empire. Depuis les années 1930, en passant pas Vichy, l’Union française et les guerres coloniales, la culture impériale s’enracine dans la société française. Elle se renforce en se banalisant. Toutes les couches sociales, toutes les classes d’âge sont visées. Tous les régimes convaincus. S’il y a un continuum entre la France du Front populaire, celle de Vichy, la France gaulliste ou celle de la IVe République, c’est sans aucun doute autour de la question coloniale. La métropole est alors, en dépit de quelques voix dissidentes, imprégnée de près d’un siècle d’utopies coloniales. Au même moment, les conflits  d’Indochine et d’Algérie, la présence d’une immigration nouvelle, les effets conjugués de la propagande et de la culture, sans oublier l’influence d’intellectuelles et d’artistes, contribuent à façonner une France « nouvelle ». Le choc est violent. La désillusion cruelle. Cinquante ans après les Indépendances et soixante-cinq ans après le départemententalisation des « vieillies colonies », on en est encore à chercher la vérité et le mensonge derrière une utope républicaine qui n’a jamais su regarder en face son « action coloniale ». Avec les contributions de Nicolas Bancel, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Jean-Luc Einaudi, Driss el Yazami, Elizabeth Ezra, Charles Forsdick, Pierre Fournié, Jacques Frémeaux, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Herman Lebovics, Gilles Manceron et David Murphy.

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