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De l’indigène à l’immigré

  • Auteurs : Nicolas Bancel et Pascal Blanchard
  • Editeur/partenaire : Éditions Gallimard, collection « Découverte », Paris
  • Date : 2007
<i>De l’indigène à l’immigré</i>

L’idéologie coloniale élabore un modèle de l’ « indigène », sauvage que la République va doucement amener aux lumières de la « civilisation ». Après 1945, le mythe de l’assimilation potentielle des peuples colonisés se brise sur l’écueil de la guerre d’Algérie puis des indépendances. L’image de l’immigré supplante progressivement  celle de l’indigène. Aujourd’hui, la perception des immigrés de l’ex-Empire témoigne d’un retour des stéréotypes coloniaux. Pascal Blanchard et Nicolas Bancel appellent une analyse critique de cette page d’histoire, occultée depuis trente-cinq ans. Ce travail de mémoire permettrait de dénouer en partie les passions autour de l’immigration, enjeu majeur pour une société dont l’un des piliers fondateurs reste l’intégration.

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La Fracture coloniale

<i>La Fracture coloniale </i>

Près d’un demi-siècle après la fin de son empire, la France demeure hantée par son passé colonial. Pourquoi une telle situation, alors que les autres sociétés postcoloniales en Occident travaillent à assumer leur histoire outre-mer ? Pour répondre à cette question Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire ont décidé d’ausculter les prolongements contemporains de ce passé à travers les différentes expressions de la fracture coloniale qui traverse aujourd’hui la société française. Ils ont réuni, dans cette perspective, les contributions originales de spécialistes de diverses disciplines, qui interrogent les mille manières dont les héritages coloniaux font aujourd’hui sentir leurs effets : relations intercommunautaires, ghettoïsation des banlieues, difficultés et blocages de l’intégration, manipulation des mémoires, conception de l’histoire nationale, politique étrangère, action humanitaire, place des Dom-Tom dans l’imaginaire national ou débats sur la laïcité et l’islam de France…

Les auteurs montrent que la situation contemporaine n’est pas une reproduction à l’identique du « temps des colonies » : elle est faite de métissages et de croisements entre des pratiques issues de la colonisation et des enjeux contemporains. Pour la première fois, un ouvrage accessible traite de la société française comme société postcoloniale et ouvre des pistes de réflexion neuves.Avec les contributions de Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, Dorigny Marcel, Stora Benjamin, Vergès Françoise, Bozzo Anna, Froning Deleporte Sarah, Wieviorka Michel, Le Cour Grandmaison Olivier, Ferro Marc, Mbembe Achille, Gèze François, Brauman Rony, Boubeker Ahmed, Rigouste Mathieu, Guénif-Souilamas Nacira, Lapeyronnie Didier, Barlet Olivier, Liotar Philippe, Simon Patrick, Le Brusq Arnauld.

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Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France

<i>Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France</i>

Plus de cinquante ans après le début de la guerre d’Algérie et la défaite indochinoise, la France redécouvre son passé colonial. Néanmoins, il lui reste à découvrir qu’elle est aussi une société post-coloniale, que la colonisation a « fait retour » en métropole et a marqué des champs de la culture, de la politique et les débats sur les mutations contemporaines de la société française. Ainsi, au cours des dernières décennies, bien des phénomènes demeurent liés à la période coloniale et à ses héritages : la coopération s’est installée, la francophonie a émergé, les immigrations post-coloniales se sont poursuivies, le débat sur l’esclavage est réapparu, la concurrence des mémoires s’est envenimée, les représentations du monde et de l’Autre se sont vu liées au « temps des colonies », la littérature s’est abreuvée d’influences et d’auteurs issus des ex-colonies, le « tourisme ethnique » est devenu un produit de consommation courante…

Tout cela forme notre culture post-coloniale contemporaine, faite d’héritages métissés, recomposés, qu’il s’agit d’interroger dans la longue durée. Le surgissement de mémoires coloniales concurrentes, les rebondissements législatifs de février 2005 liés au rôle supposé « positif de la colonisation », le discours de Dakar, la crise de l’immigration (2005-2010), la montée du Front national et des discours d’exclusion (2007-2011) nous obligent à considérer dans toutes ses dimensions la question post-coloniale. Avec les contributions de Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Citron Suzanne, Lemaire Sandrine, Vergès Françoise, Aldrich Robert, Benbassa Esther, Rigouste Mathieu, Deroo Eric, Champeaux Antoine, Benoït Christian, Deneault Alain, geisser Vincent, Moura Jean-Marc, Vidal Dominique, Dozon Jean-Pierre, Yala Amina, Parker Gabrielle, Tévanian Pierre et Wolton Dominique.

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Le dictionnaire du corps

<i>Le dictionnaire du corps</i>

De la naissance à la mort, le corps est notre compagnon d’existence. Dans nos sociétés développées, il est devenu depuis la libération sexuelle une préoccupation et un souci quotidiens. Chacun, à la recherche d’une harmonie entre corps et esprit, entre nature et culture, espère trouver en lui une thérapie pour soigner les maladies de sa vie: angoisse, fatigue, stress, solitude, désamour. Rédigé par plus de 250 spécialistes en biologie, éthologie, histoire, sociologie, philosophie, psychologie, psychanalyse, anthropologie et littérature, ce dictionnaire permet de comprendre ce que les sciences humaines et sociales peuvent nous dire des pratiques et des représentations du corps. De Atomisme à Body-Art, de Faim à Natation, de Haptonomie, à Zoo humain, le Dictionnaire du corps offre près de 483 entrées, chacune accompagnée d’une bibliographie.

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