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La République coloniale : Essai sur une utopie

  • Auteurs : Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Vergès Françoise (dirs.)
  • Editeur/partenaire : Editions Albin Michel, Paris, (réédition, Hachette « Pluriel », 2006)
  • Date : 2003
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<i> La République coloniale : Essai sur une utopie</i>

La « République coloniale »… Cette figure étrange, hybride, un peu monstrueuse, puisqu’elle rassemble deux visions opposées, résume l’utopie d’un Empire républicain, d’un impérialisme démocratique, d’une « plus grande France ». Pendant près d’un siècle, la République sera en guerre, militairement et juridiquement, pour maintenir son autorité sur des dizaines de millions d’indigènes. En même temps, la République colonise par générosité, par bonté. « Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures », déclare Jules Ferry devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885. Les rêves d’une douceur de la colonisation, d’une mission civilisatrice accompagneront ainsi les massacres, l’exploitation brutale, le déni du droit.

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L’illusion coloniale

<i>L’illusion coloniale</i>

Utopie républicaine, velléité commerciale, rêve d’impérialisme… l’illusion coloniale remonte au siècle des Lumières. Vue de métropole, c’était « notre empire ». Là-bas, « la mère patrie ». Tous l’appelaient « la plus grande France ». Elle est née d’un malentendu, de la rencontre d’un imaginaire collectif et d’une réalité économique. A l’heure où chacun s’emploie à réviser ces pages d’un passé qui ne passe pas, Eric Deroo et Sandrine Lemaire ont voulu reconstituer le puzzle d’une représentation fantasmée. Image par image, ils confrontent l’idée de l’outremer à son histoire. C’est le récit d’une mythologie, d’un entrelacs d’équivoques, de malentendus. L’illusion coloniale, en noir et en couleurs.

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Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République

<i>Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République </i>

Depuis les conquêtes coloniales de la IIe  République, la France a fait entrer l’Empire dans sa culture, dans son quotidien. La conquête devient spectacle avec l’Exposition coloniale internationale de 1931. Progressivement, nait une solide fusion entre la République et son Empire. Depuis les années 1930, en passant pas Vichy, l’Union française et les guerres coloniales, la culture impériale s’enracine dans la société française. Elle se renforce en se banalisant. Toutes les couches sociales, toutes les classes d’âge sont visées. Tous les régimes convaincus. S’il y a un continuum entre la France du Front populaire, celle de Vichy, la France gaulliste ou celle de la IVe République, c’est sans aucun doute autour de la question coloniale. La métropole est alors, en dépit de quelques voix dissidentes, imprégnée de près d’un siècle d’utopies coloniales. Au même moment, les conflits  d’Indochine et d’Algérie, la présence d’une immigration nouvelle, les effets conjugués de la propagande et de la culture, sans oublier l’influence d’intellectuelles et d’artistes, contribuent à façonner une France « nouvelle ». Le choc est violent. La désillusion cruelle. Cinquante ans après les Indépendances et soixante-cinq ans après le départemententalisation des « vieillies colonies », on en est encore à chercher la vérité et le mensonge derrière une utope républicaine qui n’a jamais su regarder en face son « action coloniale ». Avec les contributions de Nicolas Bancel, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Jean-Luc Einaudi, Driss el Yazami, Elizabeth Ezra, Charles Forsdick, Pierre Fournié, Jacques Frémeaux, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Herman Lebovics, Gilles Manceron et David Murphy.

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Culture coloniale 1871-1931. La France conquise par son Empire

<i>Culture coloniale 1871-1931. La France conquise par son Empire</i>

En peu plus d’un demi-siècle, des débuts de la IIIe République à l’exposition de Vincennes de 1931, la France a changé sa relation au monde. Bien davantage que des aventures lointaines, les conquêtes coloniales sont l’un des ciments de la société française. La culture coloniale n’est pas un simple énoncé propagandiste, une vulgate étatique, mais bien une imprégnation populaire qui n’a, en fin de compte plus grand-chose à voir avec la colonisation proprement dite. Très vite, pour légitimer son œuvre coloniale, la IIIe République va consciemment concevoir, à l’armée et aux divers supports publicitaires. La propagande conjuguée à la crainte  d’un déclin de la France feront si bon ménage, que la quasi-totalité de la classe politique et des milieux économiques se retrouve sous la bannière de l’Empire lors de l’Exposition coloniale internationale de 1931, superproduction républicaine où le zoo devient humain. À l’issue de ce voyage dans notre mémoire coloniale, une évidence s’impose : avons-nous véritablement décolonisé, à l’heure du 80e anniversaire de la grande exposition de 1931, la société française et nos imaginaires ? Avec les contributions de Nicolas Bancel, Olivier Barlet, Gilles Boëtsch, Sylvie Chalaye, Catherine Coquery-Vidrovitch, Éric Deroo, Gilles Manceron, Alain Ruscio, Steve Ungar, Françoise Vergès.

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