Evénements

Maghreb et Afrique noire au regard du cinéma colonial

  • Type de l’événement : Festivals / Projections
  • Lieu et date de l’événement : Institut du monde arabe, Paris, du 17 au 24 février 1994
  • Editeur/Partenaire  : Pascal Blanchard, Youssef El Ftouh et Manuel Pinto

Le Maghreb et l’Afrique noire ont servi de toile de fond à plus d’un millier de films, pour certains réalisés par de grands noms du cinéma : Baroncelli, Duvivier, Recourt, Feyder ou Renoir… ces films ont participé au développement et à la diffusion de la propagande coloniale française. Glorifiant « la mission civilisatrice » de la France en Afrique et ailleurs aux Antilles ou en Indochine, ils ont avant tout reflété les espoirs, les rêves, les peurs et les angoisses des Français et des Européens en général. Ce retour sur le passé n’a de sens que relié au présent. Revoir ces films, les décoder, c’est regarder autrement les images produites actuellement sur l’Afrique noire et la Maghreb. En effet, bon nombre de représentations coloniales perdurent aujourd’hui, tant au niveau de l’image que de l’imaginaire. Le fondateur a initié de nombreuses autres rencontres par la suite, comme à Amiens, à Pessac, ou au forum des images à Paris.

Liste des films diffusés : Images d’AEF de Jacques Guillon (1947), Amours exotiques de Léon Poirier, (1925), L’Otage de Camille de Morlhon (1912), L’Atlantide  de Jacques Feyder (1921), Symphonie berbère d’André Zwobada (1947), Kaïma, danseuse Ouled Nail de Marc de Gastine (1953), Le Maroc pendant la guerre de l’ECPAD (1916), Les fils du soleil de René Le Somptier (1924), Promenadeen AEF de J.K Raymond-Millet (1931), L’Aventurier de Maurice Mariaud et Louis Osmont (1924), La Grande caravane de Jean d’Esme (1937), La Croix du Sud d’André Hugon (1931), La Guerre du Rif de l’ECPAD (1925), Le Blanc et le Noir de Robert Florey (1930), La Grande inconnue de Jean d’Esme (1939), La Danseuse de Marrakech de Léon Mathot (1949), Moi, un noir de Jean Rouch (1958).


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