Filmographie

Diallo Rokhaya, Laurence Lascary,Les Marches de la Liberté, De l’autre côté du Periph.

Influencée par l’action non-violente de Martin Luther King, la « Marche pour l’Egalité et contre le Racisme », appelée « Marche des Beurs » par les médias, s’est déroulée à Paris il y a trente ans. Qu’en savent-ils ? Quel est son héritage aujourd’hui ? Le fameux American Dream semble inimaginable dans notre France. Qu’en est-il du « rêve » français ? Un documentaire qui questionne l’identité de la France sous le prisme du regard des jeunes leaders américains.

2013

Yahi Naïma, Chala Samia, Leclère Thierry, Les Marcheurs, chronique des années beurs, Jems Productions, Public Sénat.

Qui se souvient de cette improbable poignée de marcheurs « pour l’égalité et contre le racisme » partis sur les routes de France, en octobre 83, dans l’anonymat, pour finir en apothéose à Paris, près de 100 000 personnes à la Bastille, et le palais de l’Élysée sur la ligne d’arrivée ? Les Marcheurs revisite cette histoire méconnue et raconte l’irruption sur la scène publique des jeunes arabes de la « seconde génération », leurs espoirs comme leurs désillusions, leur âpre combat pour être reconnus comme des Français à part entière et rappeler ainsi le long processus d’enracinement des Maghrébins en France.

2013

Yahi Naïma, Hasnaou Mustapha, La mélodie de l’exil, Alif Productions.

Ce documentaire peut s’entendre et se regarder comme un vibrant hommage à la chanson, prisée par les chibanis de France, forgée dans la douleur de l’exil et du déracinement. Cette musique, diffusée en live dans les cafés, à travers les disques ou via les scopitones (ancêtres des clips), avait pour public principal la communauté maghrébine qui s’identifiait sans peine aux thèmes développés par les artistes (solitude, détresse morale, mal du pays, racisme, conditions pénibles de travail…).

2013

Leuvrey Elisabeth, La Traversée, Les écrans du large.

Chaque été ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie, principalement entre Marseille et Alger. Des voitures chargées jusqu’au capot des plus invraisemblables harnachements… Des paquetages de toutes sortes, transportés comme l’on peut, entreposés à bord là où l’on peut… Des hommes chargés de sacs et d’histoires. En mer, nous ne sommes plus en France et pas encore en Algérie, et vice-versa. Depuis le huis clos singulier du bateau, au cœur du va-et-vient et dans la parenthèse du voyage, la traversée met en scène ces femmes et ces hommes bringuebalés qui tous, nous disent autrement l’Immigration.

2012

Genoud Robert, Nos ancêtres, les Sarrasins, France 3 et Zaradoc.

Ce film résume le point de vue d’historiens qui ont approfondi la fameuse « Bataille de Poitiers, en 732 ». En fait, selon eux, il y a eu « rencontre » entre les soldats de Charles Martel (grand-père de Charlemagne) et les troupes d’Abd el-Rahman, gouverneur de Cordoue, qui mourut lors de combats entre Poitiers et Tours.

2012

Mills-Affif Édouard, Gaertner Julien, Nouvelle vague, quand le cinéma prend des couleurs, Jem Productions, Euro Média France.

Sa bonne santé actuelle, le cinéma français la doit en grande partie au talent des enfants de l’immigration. Ils crèvent l’écran, raflent les César, et comptent incontestablement parmi les nouvelles stars du septième art. Mais la route a été longue avant de décrocher les premiers rôles, avant de jouer autre chose que « l’arabe de service » et de pouvoir être reconnus comme des artistes à part entière. Nouvelle vague raconte cette lutte contre les préjugés, une bataille pour la reconnaissance de plusieurs générations de cinéastes et d’acteurs qui parviennent à briser les barrières de l’imaginaire national pour s’imposer au centre de l’industrie cinématographique. Une histoire comme le reflet d’une immigration réussie.

2012

Férié Thibault, Terminus Paris, Zek production.

On estime qu’ils sont près de 3000 à arriver chaque année sur le territoire français. Ce sont encore des enfants. Fuyant les guerres et la misère, laissant derrière eux leur famille, ils sont entrés en clandestinités et ont traversé seuls les frontières pour rejoindre un pays ami. L’administration les appelle MIE – Mineurs Isolés Étrangers. Si leur minorité est avérée, ils seront protégés par l’état français jusqu’à leurs dix-huit ans. Jimmy arrive de Somalie, Sebanyakan du Sri Lanka et Majid d’Afghanistan. Le film suit pas à pas leur parcours et le compliqué chemin de leur reconstruction. Ce film raconte leur découverte de la France et de la liberté, leur rêve d’une vie meilleure, mais aussi leur solitude et le terrible dilemme qui les habite.

2012

Haffner Claude, Noire ici, blanche là-bas, Néon rouge production.

Ce film est un voyage personnel, des vallées du vin d’Alsace, d’où mon père est originaire et où j’ai grandi – à celles du diamant du Kasaï, au cœur du Congo-Kinshasa, le pays de ma mère et là où je suis née. Questionnant mon identité métisse, j’effectue des recherches sur mes origines africaines à partir de la maison familiale de Brunstatt (Haut-Rhin), pour préparer un voyage dans la région du Kasaï, que je ne connais pas.

2012
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