Bibliographie

Blanchard Pascal, Histoires, patrimoine et mémoires dans les territoires de la politique de la ville, rapport ministériel, octobre 2013

Parmi les 27 décisions du Comité interministériel des villes du 19 février 2013, le gouvernement a décidé de conduire un programme national sur la mémoire des quartiers populaires. Pour cela, François Lamy a missionné Pascal Blanchard, le 26 juin dernier, pour diriger une commission et des auditions sur le sujet de la « mémoire et de l’histoire des quartiers populaires ». Les habitants des quartiers populaires méritent que notre pays tout entier, connaissent leurs histoires, leur apport au développement économique, social et culturel de notre pays. L’objectif de cette démarche était d’élaborer des propositions concrètes pour valoriser les initiatives mémorielles et les actions de valorisation des histoires et des récits collectifs et individuels. Le rapport disponible en version numérique rend compte des travaux de cette commission.

Boubeker Ahmed, Galloro Piero-D (dir.), L’immigration en héritage, PUN, 2013.

Cet ouvrage collectif montre que l’enjeu d’une politique ouverte de la mémoire sur les héritages d’immigration est un enjeu essentiel pour comprendre comment les oublié(e)s de l’histoire d’hier et d’aujourd’hui sont parvenu(e)s à sauvegarder des héritages et des solidarités, comment leur existence individuelle et collective s’est construite à travers des rencontres, des alliances, des conflits, à travers des relations de mémoire et d’oubli, des choix individuels, des mouvements ou des compromis.

Barou Jacques, Poinsot Marie, « Migrations en création » in Revue Hommes et Migrations, n°1297, 2012.

Ce dossier fait état de plusieurs travaux menés dans le champ de l’histoire culturelle ou de la sociologie de l’art associé aux problématiques migratoires et qui constituent aujourd’hui de nouveaux chantiers de recherches. Deux entrées thématiques complémentaires sont explorées: l’analyse des expressions artistiques qui prennent comme problématique les réalités migratoires ; les représentations des migrations inscrites dans l’art contemporain

Blanchard Pascal, « Immigration(s) », in Afriscope, n°16, p. 8-21, 2010

L’histoire de l’immigration en France a toujours été à la marge de l’histoire nationale. Pourtant, elle est bien présente dans la trame même de ce que certains appellent « l’identité nationale ». La spécificité de la France réside dans le fait que cette histoire n’est pas une mais plurielle et qu’il convient de bien distinguer chacune d’entre elles. Ainsi, l’immigration intra-européenne et l’immigration des Suds (d’origine coloniale ou non) ont chacune leurs particularités et leur propre historiographie.

Deroo Eric, La grande traversée de l’Afrique (1896-1899), Congo, Fachoda, Djibouti, LBM/ECPAD, 2010

Récemment retrouvés et restaurés, les albums photographiques du capitaine Baratier, très proche de Marchand, publiés ici pour la première fois dans leur intégralité, permettent de suivre jour après jour, en images, l’épopée de la « grande traversée », tandis que de nombreux autres documents inédits, issus des fonds Largeau, viennent en éclairer des aspects peu connus.

Rada Nasser Liliane, Ces Marseillais venus d’Orient. L’immigration libanaise à Marseille aux XIXe et XXe siècles, Karthala, 2010.

Pour qui s’éloigne du Liban, se rendre à Marseille n’est pas tout à fait partir. Et ils sont nombreux à venir s’ancrer, pour un temps ou pour toujours, dans cette cité méditerranéenne si proche de Beyrouth. A travers ce récit apparaissent successivement les références communes aux migrations proche orientales (1800-1900), l’émergence d’une entité libanaise (1900-1943), les courants de l’après-indépendance (les militaires syriens et libanais « avenantaires », les Libanais d’Afrique, la génération de l’Union Générale des Etudiants Libanais en France), les arrivées provoquées par la Guerre du Liban (notamment des Libanais d’origine arménienne).

Baby-Collin Virginie, Cortes Geneviève, Faret Laurent, Guétat-Bernard Hélène (dir.), Migrants des Suds, IRD Éditions, 2009.

Les migrations internationales constituent un véritable défi pour le monde contemporain. Face à la diversification des destinations, des foyers de départ ou encore des profils des migrants, l’ouvrage privilégie la parole de « l’acteur migrant » et accorde une large place à ses stratégies et ses trajectoires. Selon une perspective pluridisciplinaire, et à partir d’exemples africains, sud-américains ou asiatiques, l’ouvrage met en valeur la construction de nouveaux territoires de mobilité et montre la diversité des trajectoires migratoires depuis les pays du Sud vers ceux du Nord mais aussi, et de plus en plus, entre pays du Sud.

Blanchard Pascal, Compère Sylvain, « Présence des Suds en Limousin », in Populaire du centre, 15 septembre 2009, p. 23-34

Le Limousin est une terre atypique d’immigration. L’immigration de travail arrive tardivement et celle-ci est souvent une « immigration de passage ». En outre, les flux migratoires ont été, en Limousin, plus marqués par le « politique » que par l’économique. Enfin, sur cette terre d’émigration — la région représentait 2,6 % de la population française au milieu du XIXe siècle contre 1,2 % aujourd’hui —, le nombre d’immigrés est d’ailleurs toujours resté faible par rapport aux autres régions françaises.

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