Memoire Combattantes

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Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi, dit Emir Khaled (1875-1936)

Biographie

Né en 1875, Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi, petit fils de l’émir algérien Abd el-Kader (1808-1883) a témoigné, durant toute sa vie, de son attachement à la fois à son pays natal, l’Algérie, et à la France qu’il servit par les armes durant la Grande Guerre. À l’âge de dix-huit ans, Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi est reçu à Saint-Cyr dont il sort sous-lieutenant au terme d’une formation de trois années. En 1896, il débute une carrière d’officier au titre indigène, dans un régiment de l’armée d’Afrique. En 1908, reconnu pour ses compétences et sa bravoure, il est promu capitaine. Mais le jeune homme a du mal à respecter l’autorité hiérarchique, le poids de la colonisation et rejette toute naturalisation qui lui ferait renoncer à son identité, à sa religion musulmane. Il est d’abord muté au Maroc, où il reçoit la Légion d’honneur, avant d’être mis à l’écart, en raison de ses critiques à l’égard de la politique française. Envoyé en Algérie, il rejoint le mouvement des Jeunes Algériens, partisans de l’autonomie. Malgré son engagement politique, Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi reste fidèle à la France. Ainsi, lors de la déclaration de guerre en août 1914, il est volontaire pour servir dans les goumiers.

Pendant dix-huit mois, il combat sur le front, obtenant la Croix de guerre et plusieurs citations. Mais fin 1916, il est atteint de la tuberculose, contractée dans les tranchées. Bien que gravement handicapé, il reprend l’uniforme et devient commandant dans les cavaliers spahis. En novembre 1919, il met un terme à son métier des armes. L’émir Khaled s’implique ensuite en politique, à Alger, d’abord en tant que conseiller municipal puis délégué financier et conseiller général. Il se montre très attaché à l’identité musulmane et arabe et prône sa compatibilité avec la citoyenneté française. Mais en 1921, il renonce à tous ses mandats, déçu de ne pouvoir défendre et faire progresser ses convictions. Malgré son parcours exemplaire, devenu gênant à cause de ses positions anticoloniales et de son combat pour l’égalité entre Français et Algériens, il est expulsé de France en 1923 et gagne le Moyen-Orient. Il meurt en Syrie, en 1936. Il reste l’un des très rares soldats maghrébins à avoir atteint le grade d’officier supérieur, tout en continuant à défendre le droit des peuples colonisés à décider de leur destin, et reste comme l’un des pères fondateur de l’État algérien.

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Emir Khaled, combattant héroïque de la Grande Guerre et père fondateur de la nation algérienne

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