Bibliographie

Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Lemaire Sandrine, “Des zoos humains aux apothéoses coloniales : l’ère de l’exhibition de l’Autre”, in<i> Africulture, </i>n°43,  2001.

Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Lemaire Sandrine, “Des zoos humains aux apothéoses coloniales : l’ère de l’exhibition de l’Autre”, in Africulture, n°43, 2001.

Étude du regard sur l’autre, tel qu’il se manifestait à l’époque coloniale, plus particulièrement sur les zoos humains. C’est l’histoire de ce regard sur l’autre, qui reste mise de côté, car inaudible et inassumable, qui est mise en exergue au travers l’exemple des exhibitions anthropologiques.

Lien : www.africultures.com

Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, « Le spectacle des zoos humains » <i>Le Monde Diplomatique/Manière de voir</i>, n°58, 2001.

Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, « Le spectacle des zoos humains » Le Monde Diplomatique/Manière de voir, n°58, 2001.

On a bien du mal à évoquer le vrai visage de la colonisation. Dès l’origine, celle-ci s’accompagne de boucheries que des esprits aussi « libéraux » qu’Alexis de Tocqueville ne manquent pas de justifier. De la traite des Noirs aux spectacles ordinaires des zoos humains, en passant par ce moment de consensus national que fut en France l’Exposition coloniale internationale de 1931, la colonisation a pourtant été une terrible blessure pour les peuples victimes, de même qu’elle a profondément marqué la vision des peuples dominants.

Blanchard Pascal, « Les zoos humains, une longue tradition française » <i>Hommes et migration</i>, n°1228, 2000.

Blanchard Pascal, « Les zoos humains, une longue tradition française » Hommes et migration, n°1228, 2000.

Jusque dans les années 30, la France a exhibé dans ses zoos, foires et expositions des milliers de gens « importés » des colonies fraîchement conquises. Bien plus qu’un dérapage regrettable et exceptionnel, le zoo humain est une tradition bien française, qui a structuré la pensée raciale du siècle, et qui n’est pas sans avoir laissé des traces dans l’inconscient collectif. Un des premiers articles qui fait le bilan sur ce passé oublié.

Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, « Ces zoos humains de la République coloniale »<i> Le Monde Diplomatique</i>, n°557, 2000.

Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, « Ces zoos humains de la République coloniale » Le Monde Diplomatique, n°557, 2000.

Comment cela a-t-il été possible ? Les Européens sont-ils capables de prendre la mesure de ce que révèlent les « zoos humains » de leur culture, de leurs mentalités, de leur inconscient et de leur psychisme collectif ? Double question alors que s’ouvre enfin, à Paris, au cœur du temple des arts — le Louvre—, la première grande exposition sur les arts premiers. Un des articles majeurs qui va faire découvrir le phénomène en France des zoos humains.

Blanchard Pascal et Bancel Nicolas, « Sauvage ou assimilé ? Quelques réflexions sur les représentation du corps des tirailleurs sénégalais (1880-1918) » <i>Africultures</i>, n°25, 2000.

Blanchard Pascal et Bancel Nicolas, « Sauvage ou assimilé ? Quelques réflexions sur les représentation du corps des tirailleurs sénégalais (1880-1918) » Africultures, n°25, 2000.

Dans l’histoire de la propagande coloniale et des représentations sur les colonisés, les tirailleurs occupent une place spécifique. Leur statut symbolique est marqué par l’ambivalence et la polysémie car ils ressortent des deux discours que la colonisation a énoncés sur « ses » populations d’Afrique noire – ce double langage colonial qui travaillera négativement l’idéologie républicaine jusqu’aux décolonisations – l’un fustigeant le « sauvage », l’autre laissant ouverte la voie vers l’assimilation. Nous voudrions ici comprendre comment les stigmates de ces discours se sont imprimés dans les images du tirailleur, en prenant comme analyseur les manières dont son corps s’est trouvé objectivé, représenté, interprété.

Daeninckx Didier, <i>Cannibale</i>, Gallimard Folio, 1999.

Daeninckx Didier, Cannibale, Gallimard Folio, 1999.

Cent onze Kanak sont envoyés à Paris pour représenter la Nouvelle Calédonie lors de l’Exposition coloniale de 1931. Exhibés comme des animaux au jardin d’Acclimatation, ils doivent jouer les « cannibales » dans un enclos pour divertir les visiteurs. Et les organisateurs n’hésitent pas à échanger la moitié des Kanak contre des crocodiles au cours d’une transaction avec un cirque allemand. De cette histoire authentique, Didier Daeninckx tire un court roman d’une redoutable efficacité.

Gianluca Gabrielli, <i>L’Africa in giardino. Appunti sulla costruzione dell’immiginario coloniale</i>, Immagini & Colonie, 1999

Gianluca Gabrielli, L’Africa in giardino. Appunti sulla costruzione dell’immiginario coloniale, Immagini & Colonie, 1999

L’aventura coloniale italiana, dalla fine dell’Ottocento alla catastrofe del 1943, costituisce un capitolo della nostra storia contemporanea sostanzialmente poco noto e per qualcuno quasidimenticato, anche per un processo di rimozione che da colora che ne funrono partecipi si è fatta più forte e più costante, indagando soprattutto ciò che di quella esperienza è passato nell’immaginario collettivo, nei miti e negli stereotipi della memoria, nelle rappresentazioni e nei costumi, di là dalla retorica del potere.

Sharpley-Whiting Denean, <i>Black Venus: Sexualized Savages, Primal Fears, and Primitive Narratives in French,</i> Duke University Press, 1999.

Sharpley-Whiting Denean, Black Venus: Sexualized Savages, Primal Fears, and Primitive Narratives in French, Duke University Press, 1999.

Black Venus is a feminist study of the representations of black women in the literary, cultural, and scientific imagination of nineteenth-century France. Employing psychoanalysis, feminist film theory, and the critical race theory articulated in the works of Frantz Fanon and Toni Morrison, T. Denean Sharpley-Whiting argues that black women historically invoked both desire and primal fear in French men.

Blanchard Pascal, “Les représentations de l’indigène dans les affiches de propagande coloniale”, in <i>Les stéréotypes dans les relations Nord-sud</i>, CNRS, 1998.

Blanchard Pascal, “Les représentations de l’indigène dans les affiches de propagande coloniale”, in Les stéréotypes dans les relations Nord-sud, CNRS, 1998.

Pour appréhender la période coloniale et la construction de l’”Autre-exotique” pénétrant progressivement le sens et la sensibilité commune, il est aujourd’hui indispensable de travailler sur le matériau-image. De toute évidence, celui-ci a été le vecteur privilégié de la diffusion des dogmes coloniaux et raciaux auprès du grand public (Schneider, 1982 ; Mignemi, 1984 ; Bancel et al., 1993; Blanchard et Chatelier, 1993), mais aussi le support principal de la mise en scène des indigènes auprès des populations métropolitaines et de leur stéréotypification.

Lien : documents.irevues.inist.fr

Dauphiné Joël, <i>Canaques de la Nouvelle Calédonie à Paris en 1931</i>, L’Harmattant, 1998.

Dauphiné Joël, Canaques de la Nouvelle Calédonie à Paris en 1931, L’Harmattant, 1998.

En 1931, une centaine de Canaques sont envoyés à Paris, pour représenter la nouvelle Calédonie à Paris, ils sont présentés comme étant cannibales dans le jardin d’acclimatation du bois de Boulogne. Ce livre reconstitue cette affaire.

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