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Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République

<i>Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République </i>

Depuis les conquêtes coloniales de la IIe  République, la France a fait entrer l’Empire dans sa culture, dans son quotidien. La conquête devient spectacle avec l’Exposition coloniale internationale de 1931. Progressivement, nait une solide fusion entre la République et son Empire. Depuis les années 1930, en passant pas Vichy, l’Union française et les guerres coloniales, la culture impériale s’enracine dans la société française. Elle se renforce en se banalisant. Toutes les couches sociales, toutes les classes d’âge sont visées. Tous les régimes convaincus. S’il y a un continuum entre la France du Front populaire, celle de Vichy, la France gaulliste ou celle de la IVe République, c’est sans aucun doute autour de la question coloniale. La métropole est alors, en dépit de quelques voix dissidentes, imprégnée de près d’un siècle d’utopies coloniales. Au même moment, les conflits  d’Indochine et d’Algérie, la présence d’une immigration nouvelle, les effets conjugués de la propagande et de la culture, sans oublier l’influence d’intellectuelles et d’artistes, contribuent à façonner une France « nouvelle ». Le choc est violent. La désillusion cruelle. Cinquante ans après les Indépendances et soixante-cinq ans après le départemententalisation des « vieillies colonies », on en est encore à chercher la vérité et le mensonge derrière une utope républicaine qui n’a jamais su regarder en face son « action coloniale ». Avec les contributions de Nicolas Bancel, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Jean-Luc Einaudi, Driss el Yazami, Elizabeth Ezra, Charles Forsdick, Pierre Fournié, Jacques Frémeaux, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Herman Lebovics, Gilles Manceron et David Murphy.

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La République coloniale : Essai sur une utopie

  • Auteurs : Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Vergès Françoise (dirs.)
  • Editeur/partenaire : Editions Albin Michel, Paris, (réédition, Hachette « Pluriel », 2006)
  • Date : 2003
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/gunk/
<i> La République coloniale : Essai sur une utopie</i>

La « République coloniale »… Cette figure étrange, hybride, un peu monstrueuse, puisqu’elle rassemble deux visions opposées, résume l’utopie d’un Empire républicain, d’un impérialisme démocratique, d’une « plus grande France ». Pendant près d’un siècle, la République sera en guerre, militairement et juridiquement, pour maintenir son autorité sur des dizaines de millions d’indigènes. En même temps, la République colonise par générosité, par bonté. « Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures », déclare Jules Ferry devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885. Les rêves d’une douceur de la colonisation, d’une mission civilisatrice accompagneront ainsi les massacres, l’exploitation brutale, le déni du droit.

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De l’Indochine à l’Algérie. La jeunesse en mouvements des deux côtés du miroir colonial 1940-1962

<i>De l’Indochine à l’Algérie. La jeunesse en mouvements des deux côtés du miroir colonial 1940-1962</i>

Cet ouvrage aborde la question des guerres de décolonisation dans l’ancien empire français sous un angle original : celui des pratiques et des représentations des mouvements de jeunesse, tant en métropole que dans les pays colonisés. De la Seconde Guerre mondiale aux décolonisations, s’opère une double mutation. Mutation politique, assurément, provoquant de nombreuses ruptures au sein des mouvements de jeunesse. Mais aussi sociale et éducative, que le sport et le scoutisme permettent de révéler avec une grande acuité. La richesse des études historiques réunies dans cet ouvrage, fondées sur la comparaison des expériences indochinoise et algérienne, éclaire d’un jour nouveau les évolutions sociales et politiques, tant en France que dans ses anciennes colonies, au cours des décennies qui ont suivi les indépendances. Elle montre en particulier le rôle souterrain des mouvements de jeunesse dans le processus d’occidentalisation des pays coloniaux au moment même où ceux-ci se déprenaient par la force de l’hégémonie politique de la métropole. C’est tout l’enjeu de cet ouvrage que de proposer un regard neuf sur cette histoire, traversant le miroir colonial. Avec les contributions de Bancel Nicolas, Denis Daniel, Fates Youssef, Larcher-Goscha Aghate, Gomane Jean-Pierre, Gauthé Jean-Jacqhes, Lalami-Fate Fériel, Kadri Aïssa, Carlier Omar, Blanchard Pascal, Callen Laurent, Comor André-Paul, Christien Lionel, Passavant Eric et Sirost Olivier.

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« La colonisation » in Histoire Premières L-ES-S, Le monde du milieu du XIXe siècle à 1939

  • Auteurs : Sandrine Lemaire
  • Editeur/partenaire : Bréal, collection G. Dorel-Ferré
  • Date : 1997
<i> « La colonisation »  in Histoire Premières L-ES-S, Le monde du milieu du XIX<sup>e</sup> siècle à 1939</i>

De multiples motivations poussent les Européens à l’exploration et à la conquête de territoires dans la deuxième moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. Dans la lutte pour la possession de ces colonies, les pays européens s’opposent véritablement et tentent d’assurer leur emprise par la mise en place d’un ordre colonial instituant l’assujettissement des populations par la force. Le système colonial, parvenu à son apogée durant l’entre-deux-guerres, fait que les gouvernements et les opinions publiques métropolitaines se refusent à reconnaître l’existence de résistances, pourtant nombreuses et de plus en plus pressantes, de la part des colonisés.

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