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Major TAYLOR raconté par Pascal Légitimus

Biographie

Marshall Walter Taylor est né le 26 novembre 1878 à Indianapolis. Petit-fils d’esclaves, il est l’un des premiers grands champions noirs aux États-Unis. À l’âge de 12 ans, il reçoit son premier vélo d’un propriétaire de magasin de cycles, pour faire des acrobaties en uniforme de soldat, d’où son surnom : « Major ». À 15 ans, il bat le record du mile. Professionnel à 18 ans, il s’impose comme le coureur cycliste le plus rapide de sa génération, détenant 14 records du monde entre 1898 et 1899. Il est champion du monde de vitesse à Montréal en 1899. L’année suivante, il ne défend pas sa couronne mondiale car, très pratiquant, il refuse de courir le dimanche.

Surnommé le « Black Cyclone », sa route est constamment entravée par le racisme du public et de ses adversaires, dont Floyd MacFarland, un descendant de planteurs. Il est même interdit de course dans son État d’origine, l’Indiana, ségrégationniste comme tout le Sud des États-Unis. Il est contraint de déménager dans le Massachussetts, au Nord du pays. En Europe, où il se rend en 1901 pour une première tournée, il est accueilli comme un grand champion. Sur 57 courses disputées, il en remporte 40. Il est opposé aux meilleurs champions européens, dont le Français Edmond Jacquelin, champion du monde de vitesse en 1900. Si sa carrière le mène également en Australie et en Nouvelle-Zélande, c’est surtout sur le Vieux Continent qu’il acquiert la plus grande reconnaissance et notamment en France, qui devient sa partie d’adoption. En 1908, il établit encore un record mondial sur le quart de mile à Paris, où il est surnommé « le nègre volant ». C’est à l’âge de 32 ans, en 1910, qu’il met un terme à sa carrière.

Mais, il ne parviendra malheureusement pas à capitaliser sa gloire sportive. En 1929 il publie son autobiographie, The faster bicycle rider in the world, qui ne rencontre pas le succès attendu. Il meurt dans le dénuement et l’anonymat le 21 juin 1932 à 53 ans. Il faut attendre le début des années 2000 pour qu’une reconnaissance posthume se manifeste, notamment dans sa ville natale d’Indianapolis, où un vélodrome porte désormais son nom.

  • Site de la fédération : http://www.ffc.fr/
  • Livre : Major Taylor – The Extraordinary Career of a Champion Bicycle Racer, de Ritchie, Johns Hopkins University Press, 1996.

Site internet :



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(1878-1932) États-Unis. Discipline : Cyclisme

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