Les tribunes

Titre Les tribunes
Décolonisations. 1925-2026 : des chemins vers l’indépendance aux conflits de mémoire   par Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel

Décolonisations. 
1925-2026 : 
des chemins vers l’indépendance 
aux conflits de mémoire 
 

par Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire 
et Nicolas Bancel

Décolonisations. 1925-2026 : des chemins vers l’indépendance aux conflits de mémoire   par Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel

Ce mois-ci, en tribune, pour le Groupe de recherche Achac, Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Nicolas Bancel présente leur ouvrage Décolonisations. 1925-2026 : des chemins vers l’indépendance aux conflits de mémoire, à paraître le 7 octobre 2026 aux Éditions Les Aurores / Les Nouveaux éditeurs (le premier des beaux livres des Éditions Les Aurores réalisé en partenariat avec le Groupe de recherche Achac).

Il y a 70 ans, la France était défaite à Diên Biên Phu (1954) puis, deux ans plus tard, elle connaissait un revers majeur lors de l’opération de Suez (1956). Ce moment de rupture, au cœur du mouvement des indépendances, est une bascule dans les événements du siècle à l’aune de la fin des autres empires coloniaux. Ce livre revient en profondeur sur cette histoire et s’inscrit dans la dynamique du renouveau de l’historiographie coloniale pour écrire une histoire sans parti pris sur « ce passé qui ne passe pas ». Un éclairage inédit sur les décolonisations signé Pascal Blanchard — historien, chercheur associé au CRHIM à l’Université de Lausanne (UNIL), spécialiste du « fait colonial » —, Sandrine Lemaire — historienne agrégée, docteure en histoire de l’Institut universitaire européen de Florence, et enseignante en classes préparatoires à Reims — et Nicolas Bancel — historien, professeur ordinaire à l’Université de Lausanne et directeur de l’ISSUL (UNIL).

C’est un livre avec cartes et images. L’analyse des images nécessite des précautions que les auteurs/auteure connaissent bien car une partie significative de ce corpus est produite par la propagande coloniale, qu’il s’agisse de photographies, d’affiches, de films ou encore de brochures. Une autre partie est réalisée par les médias des différentes puissances coloniales. La censure veille également, ce qui peut d’ailleurs éclairer le fait que l’ensemble des pays colonisateurs, à l’époque, disposent d’une information visuelle tronquée. C’est pourquoi sont proposées ici de brèves analyses de cette production iconographique dans le fil conducteur du récit, qui permettent de situer leur contexte de production et les significations dont elles sont porteuses, mais aussi de suivre les méandres complexes de la propagande coloniale. Un regard transversal sur près d’une quarantaine de pays et régions ultramarines dominés alors à l’Empire français, en lien avec l’histoire mondiale des décolonisations (empires britannique, portugais, italien, hollandais, espagnol, américain, japonais, belge…). 

Colonisation et décolonisations éclairent nombre de questions contemporaines portant aujourd’hui sur la politique étrangère de la France en Afrique, la francophonie ou les nouveaux enjeux diplomatiques au regard de la fin du pré carré français. Mais le passé colonial engage aussi des débats autour des restitutions des biens culturels et des restes humains, des réparations et du devenir des vestiges coloniaux dans l’espace public. Des conflits de mémoire et des questions identitaires au cœur des enjeux politiques actuels réapparaissent ainsi régulièrement, et suscitent des débats autour des immigrés postcoloniaux et de leurs descendants français, portant sur leurs supposées difficultés d’« intégration ». Colonisation et décolonisations marquent ainsi l’histoire de France. 

 

Séquence majeure – pourtant négligée du « récit enchanté » des Trente Glorieuses –, elle est caractérisée par la perte d’une grandeur que beaucoup imaginaient « éternelle ». Pour les pays colonisés, les décolonisations sont un moment de bascule. Les guerres qui ensanglantent l’Indochine, l’Algérie et le Cameroun, ou les répressions, laissent des traces indélébiles dans les mémoires, marquent les systèmes politiques et reconfigurent largement les relations internationales. La poussée de l’anticolonialisme est scandée, au-delà des guerres coloniales, par des résistances multiples – grèves, émeutes, attentats, boycotts… – auxquelles répond invariablement la violence répressive. 

 

Le destin de l’empire

 

Pourtant, les relations des ex-colonies avec la France sont loin d’être identiques : si la rupture est consommée avec l’Algérie et le Vietnam, les « vieilles colonies » choisissent la départementalisation et donc le maintien dans l’ensemble post-impérial français, alors que la quasi-totalité des pays d’Afrique subsaharienne – hormis le cas spécifique de la Guinée en 1958 – maintiennent des relations étroites avec la France au sein du pré carré, relativisant nettement l’indépendance politique acquise. Les trajectoires politiques des nouveaux États sont marquées par l’épisode colonial et deviennent des dictatures pour une large majorité – d’obédience communiste ou liées au camp occidental –, seuls quelques pays optant pour un processus démocratique, à l’exemple du Sénégal.

 

Cette histoire, maintenant que le temps des mémoires se fixe dans nos récits les plus intimes, le temps était venu de l’écrire et de poser sur ce récit les images d’une fin d’empire. Si les mouvements autonomistes apparaissent dès la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ils s’affirment nationalistes et anticolonialistes dans l’entre-deux-guerres. Les indépendances sont déjà en germe bien avant le choc que fut la Seconde Guerre mondiale (dans les conflits au Maroc et en Syrie au milieu des années 1920 et, au début des années 1930, en Indochine). Dès l’après-guerre, l’Empire colonial français s’effrite avec la perte des mandats du Liban et de la Syrie (1946). En Algérie et en Syrie la répression a été terrible en 1945, comme à Madagascar en 1947-1948. Dans le même temps, les autres empires connaissent également leurs premières fissures et le mouvement devient mondial, appuyé par l’URSS et les États-Unis dans le contexte de la guerre froide.

 

L’histoire s’accélère : la guerre d’Indochine, débutée en 1946, s’achève en 1954. La même année, la guerre d’Algérie commence pour se terminer en 1962. La guerre du Cameroun, initiée en 1955 ne prend fin qu’en 1971. Durant cet intervalle, la France perd les comptoirs des Indes, puis la quasi-totalité de ses territoires en Afrique du Nord (1956) et en Afrique subsaharienne (1958-1960). En 1975, les Comores – à l’exclusion de Mayotte – deviennent indépendantes ; en 1977 c’est au tour de Djibouti ; enfin les Nouvelles-Hébrides (actuel Vanuatu) accèdent à l’indépendance en 1980. Ce processus est long et s’engage sur trois décennies, alors que la France est en reconstruction, connaissant une croissance sans précédent et basculant dans une nouvelle dimension géopolitique avec la construction européenne. 

 

Cet immense changement est de dimension mondiale : l’Empire britannique s’effondre au cours d’une chronologie comparable, impulsée en 1947 avec l’indépendance de l’Inde et s’achevant avec la perte des colonies de l’Est africain en 1968 (le cas de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, en 1997, est spécifique) ; l’Empire portugais se solde par la perte de ses dernières colonies africaines, le Mozambique, l’Angola, São Tomé-et-Principe et le Cap-Vert en 1974-1975 ; les décolonisations de l’Empire néerlandais s’échelonnent de 1949 (Indonésie) à 1975 (Surinam) ; les dernières colonies espagnoles deviennent indépendantes entre 1956 (Maroc espagnol) et 1976 (avec le retrait de l’Espagne du Sahara). Les États-Unis reconnaissent l’indépendance des Philippines en 1946. Le temps des anciens empires s’efface en une trentaine d’années, alors que la guerre froide s’installe, fixant les nouvelles règles de l’ordre du monde. Pour autant, en a-t-on terminé avec les empires ? Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’en 1990, l’URSS impose sa domination sur son glacis est-européen avant de connaître un nouveau destin conquérant avec Vladimir Poutine durant le premier quart du XXIe siècle ; la Chine communiste affirme dès 1950 ses prétentions territoriales avec sa domination sur le Tibet et ses revendications sur Taïwan et les îles du Pacifique ; les États-Unis évoluent après 1945 vers une nouvelle forme d’impérialisme en Amérique latine dont le « trumpisme » est, à bien des égards, l’avatar au siècle suivant.

 

Le nouvel ordre du monde actuel peut être lu comme l’effet collatéral du choc que constitue la fin de la domination impériale de l’Europe. Un ordre colonial s’effondre (1945-1975), une recomposition mondiale s’ébauche (1975-2005), et un nouvel ordre impérial s’annonce et se déploie à partir de 2005 jusqu’à aujourd’hui.

 

L’inégalité coloniale et les enjeux politiques

 

Pour comprendre les mouvements de décolonisation, cet ouvrage aborde les principales caractéristiques de la gouvernance de l’Empire français, symptomatiques des inégalités structurelles qui affectent tous les empires. En effet, ces vastes territoires sont, en règle générale, habités par une très large majorité d’autochtones, faisant face à une minorité de colons et de fonctionnaires. Dans ce cadre, pour maintenir la mainmise de la métropole, il est nécessaire de fixer l’inégalité des droits politiques, toujours minorés pour les colonisés. De même, après l’abolition du Code de l’indigénat en 1946, subsistent les tribunaux indigènes. Cette inégalité juridique reste structurelle, participant, avec l’institutionnalisation de l’inégalité politique, à un régime de séparation entre les communautés française et autochtone. Les réformes politiques et économiques engagées dans les années 1950 ne répondent qu’imparfaitement aux attentes des élites politiques basculant inexorablement vers la lutte pour les indépendances. Seule la réforme de la départementalisation de 1946 (malgré ses retards structurels et les critiques) permet à la France, après une répression politique et policière récurrente, de conserver certains territoires au sein de la République française.

 

La dimension généalogique de la violence coloniale – et la nécessité d’une domination exercée sur de très vastes territoires à l’aide de moyens militaires limités – peut expliquer la constance de la répression, comme en témoigne par exemple, dans les années 1920, la guerre du Rif ou (en 1930) la répression de la « mutinerie » de Yên Bái en Indochine. Au regard d’une gouvernance coloniale imprégnée par la violence, il est logique qu’elle se prolonge durant la phase décisive des décolonisations. À partir de 1943 (répression en Syrie et en Algérie) et jusqu’à la fin de guerre du Cameroun (1971), en passant par la guerre d’Indochine (1946-1954), les massacres de Madagascar (1947-1948), la répression en Afrique occidentale française (1949-1950) et la guerre d’Algérie (1954-1962), sans compter les répressions politiques en Tunisie, au Maroc, à Djibouti et dans les DOM (comme en Guadeloupe en 1967), la violence est omniprésente.

 

Si cet ouvrage traite de la violence des décolonisations dans l’Empire français, il met également à jour les ambiguïtés de ce processus dans de nombreux territoires. Le gouvernement Mollet promeut en 1956 une loi-cadre qui change profondément le visage du colonialisme français en Afrique et à Madagascar. Cette loi instaure en effet le suffrage universel, des assemblées territoriales au pouvoir législatif local affirmé et des conseils de gouvernement largement autonomes. Cette opération permet de propulser les élites formées durant l’entre-deux-guerres, pour la plupart « loyales » envers la métropole. 

 

En 1958, la Communauté franco-africaine voulue par le général de Gaulle reprend l’essentiel des dispositions de la loi-cadre. Sans que la France l’ait souhaité, tout est prêt pour des indépendances négociées (hors le cas spécifique de la Guinée), qui permettent à des hommes politiques africains, « amis de la France », d’accéder au pouvoir lors des indépendances de 1960. Celles-ci sont cependant ambiguës car la totalité de ces territoires conservent des liens de dépendance avec l’ancienne puissance tutélaire, concrétisés par des accords de coopération.

 

De la post-colonie à la France du XXIe siècle

 

La décolonisation politique n’est pas synonyme d’un changement total de pratiques. Autrement dit, la date de l’indépendance du dernier territoire ne constitue pas une rupture définitive avec le passé colonial, dont les effets se poursuivent après les décolonisations. C’est bien sûr le cas de la formation du pré carré de la France en Afrique dès le début des années 1960. Inversement, la fin de la guerre d’Algérie, en 1962, se solde sinon par une rupture complète avec la France, du moins par des postures complexes, le contentieux colonial traumatique étant toujours en arrière-plan des relations franco-algériennes. 

 

Dans les outre-mer, la réalisation des promesses de la départementalisation sont longues à se faire sentir, alimentant la frustration et le mécontentement. Les tensions récurrentes en Nouvelle-Calédonie, théâtre ces dernières années d’affrontements violents, témoignent de la difficulté à s’extraire d’un cadre fondé sur l’histoire coloniale, tout comme la nature du lien institutionnel entre la France et la Polynésie est remis en cause depuis une décennie. La rupture, depuis 2020, entre la France et les juntes militaires arrivées au pouvoir au Mali, au Niger et au Burkina Faso et les manifestations anti-françaises de la société civile, dans la majorité des anciennes colonies d’Afrique subsaharienne, comme au Sénégal, en République centrafricaine ou à Madagascar, marquent ainsi un tournant notable : une sorte de « seconde décolonisation » par rapport à la France. 

 

Ce legs colonial s’incarne également dans les immigrations postcoloniales et une véritable guerre des mémoires opposant nostalgiques du récit colonial et mouvance décoloniale. Cela se traduit dans l’espace politique par des débats incessants autour de la « repentance » ou par l’impossibilité d’une « mémoire apaisée ». À travers ces différents exemples, l’histoire coloniale demeure toujours une matière inflammable. Anciens rapatriés et leurs familles, harkis et leurs descendants, hommes et femmes issus de l’immigration postcoloniale, Français et Françaises ayant un lien avec cette histoire, anciens combattants des guerres coloniales, ultramarins vivant dans l’Hexagone ou en outre-mer… tous sont porteurs de récits fondamentalement différents sur ces décolonisations. Chacun possède sa mémoire, mais tous partagent la même histoire et dans ce contexte, le travail des historiens est de proposer un récit de la décolonisation fondé d’abord sur des faits.

 

Reconnaître ce passé

 

Depuis soixante-dix ans, les pouvoirs politiques ont soit instrumentalisé ces passés avec des moments d’amnésie (avec le général de Gaulle, Georges Pompidou) ou de reconnaissances ponctuelles (Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy), soit initié depuis une quinzaine d’années des politiques prudentes de reconnaissances (François Hollande et Emmanuel Macron) avec des gestes mémoriels ou des missions historiques sur les pages sombres de l’histoire coloniale et postcoloniale (Antilles et Guyane dans les années 1950-1960, Cameroun, Algérie, Haïti, Rwanda, harkis, événements du 17 octobre 1961…).

 

Ce livre montre comment les récits nationaux ont souvent simplifié, déformé ou occulté certaines trajectoires menant à l’indépendance. Si cette histoire est encore à la marge dans l’espace public, elle n’est plus invisible. Elle est désormais partie prenante de la mémoire collective, et outre les reconnaissances officielles, le regard se pose enfin sur les conflits les plus violents et les répressions les plus sanglantes. Néanmoins, les débats sur la création d’un musée dédié à la colonisation et aux décolonisations, qui permettrait d’institutionnaliser définitivement cette histoire, ne sont toujours pas d’actualité. Si les mémoires peinent à faire histoire, ce livre souhaite y contribuer en posant un regard renouvelé sur ce passé et ce moment de fracture.

Sommaire

 

LES PREMIERS AVERTISSEMENTS 1923-1943

L'importance de l'Empire

Les premiers conflits

Les impossibles réformes du Front Populaire

Vichy et l'Empire...

 

PREMIÈRES SECOUSSES ET RÉVOLTES DANS LES COLONIES 1943-1948

L'impact de la Seconde Guerre mondiale

1945 : crises et insurrections

Réprimer pour sauver l'Empire

 

LA GUERRE D'INDOCHINE ET L'ASIE DANS LA GUERRE FROIDE 1946-1954

La rupture...

La guerre s'installe en Indochine

La perte de l'Empire asiatique

 

L'UNION FRANÇAISE ET SES FISSURES 1946-1956

L'Empire sur tous les fronts

Le Maghreb s'enflamme

Sauver l'Empire...

 

LE BASCULEMENT DE L'AFRIQUE 1956-1960

Le Cameroun vers l'indépendance

Tensions en Afrique subsaharienne…

La loi-cadre et la communauté

Malaise dans les « vieilles colonies »

La fin de l'Empire en Afrique

 

LA FIN DES EMPIRES 1945-1975

L'Asie : les premières décolonisations

L'Afrique, dernier bastion des ambitions coloniales

Des décolonisations tardives

 

LA GUERRE D'ALGÉRIE 1954-1962

Une explosion de violence

La « bataille d'Alger »

La chute de la IVe République

 

LES DERNIERS FEUX DE L'EMPIRE ET LA FRANÇAFRIQUE 1960-2005

Rester en Afrique...

D'un président à l'autre : le changement dans la continuité

 

LE TEMPS DES MÉMOIRES ET DES BRÛLURES DE L'HISTOIRE 1982-2025

1982 : la bascule

Mémoires troublées…

Sortir de la nostalgie coloniale

Une nouvelle dynamique post-impériale 

 

 

Rencontre avec Pascal Blanchard, Rachida Brakni, Xavier Le Clerc, Sandrine Lemaire & Nicolas Bancel « Décolonisations » en avant-première à Strasbourg, dans le cadre des Bibliothèques idéales (et dédicace du livre sur place), le dimanche 20 septembre 2026 à 15h00 au Parlement européen.

https://biblideales.fr/event/pascal-blanchard-rachida-brakni-xavier-le-clerc-sandrine-lemaire-nicolas-bancel-decolonisations/ 

 

Débat « Les codes coloniaux ont toujours court » avec Pascal Blanchard et Jean Viard, dans le cadre du Festival du Livre de Mouans-Sartoux, le vendredi 2 octobre 2026 à 18h00 au Cinéma La Strada (et dédicace du livre). 

https://www.lefestivaldulivre.fr/evenements/debat-les-codes-coloniaux-du-passe-ont-toujours-cours-pascal-blanchard-jean-viard/ 

 

Lancement officiel lors des Rendez-vous de l’histoire de Blois le dimanche 11 octobre 2026 à 11h30 à la Maison de la Magie (et dédicace du livre sur place) avec la conférence « Décolonisations : des brûlures de l'histoire à l'écriture d'un récit en commun » avec Pascal Blanchard, Nicolas Bancel & Sandrine Lemaire, Maëva Journo & Vivianne du Guiny.

https://rdv-histoire.com/programme/decolonisations-des-brulures-de-lhistoire-lecriture-dun-recit-en-commun?show_session=39364