Olympisme, une histoire du monde
Par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Claude Boli, Daphné Bolz, Pascal Charitas, Sylvère-Henry Cissé, Yvan Gastaut, Sébastien Gökalp, Élisabeth Jolys-Shimells, Sandrine Lemaire, Stéphane Mourlane, Philippe Tétart et Dominic Thomas.
À l’occasion de Paris 2024, le Palais de la Porte Dorée présente l’exposition « Olympisme, une histoire du monde » labellisée Olympiade culturelle. Conçue en partenariat avec le Groupe de recherche Achac et le soutien de la CASDEN Banque Populaire, cette exposition retrace 130 ans d’histoire olympique, des premiers Jeux modernes en 1896 à aujourd’hui. Le catalogue d’exposition, à paraître aux Éditions de La Martinière le 29 mars 2024, est le fruit d’un programme de recherche débuté en 2019 à l’initiative de la CASDEN Banque Populaire et piloté par le Groupe de recherche Achac. Composé de cinq parties chronologiques, reprenant le découpage de l’exposition, le catalogue voyage à travers les différentes olympiades. Les Jeux Olympiques ont de tout temps été le reflet des enjeux géopolitiques, sociaux, économiques et politiques du monde. Ce catalogue offre une parfaite rétrospective des grands moments de lutte, de fraternité, de solidarité qui ont traversé plus d’un siècle d’histoire et illustre la grande diversité de parcours des champions et championnes olympiques. Par ailleurs, en complément de ce riche ouvrage, Pascal Blanchard et de nombreux auteurs du catalogue ont notamment participé au dossier « Autour des Jeux Olympiques et Paralympiques »coordonné par François da Rocha Carneiro dans le numéro du mois de mars 2024 de la revue de l’APHG.
Pour le Groupe de recherche Achac, les directeurs de publication livrent cette semaine des extraits de l’introduction.
L’histoire des Jeux Olympiques, présentée à travers l’exposition au Palais de la Porte Dorée - Musee national de l’histoire de l’immigration (MNHI), fait immédiatement apparaitre trois éléments. D’abord, un extraordinaire récit historique long de 130 ans, de Paris à Paris, depuis le congrès fondateur du Comité international olympique (CIO) à la Sorbonne en 1894 jusqu’aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. La rénovation des Jeux Olympiques voulue par Pierre de Coubertin est, à l’origine, l’affaire d’une fraction de l’aristocratie européenne, qui pratique le sport tout en se revendiquant l’élite du monde, en ces temps de révolution industrielle et d’apogée des empires coloniaux européens. D'Athènes 1896 à Paris 2024, les Jeux Olympiques d’été se sont profondément transformés sur tous les plans. C’est l’un des fils rouges de ce catalogue.
Ensuite, cette histoire raconte une épopée, à travers l’organisation des Jeux Olympiques d’été aux quatre coins du monde (à la notable exception du continent africain). Trente-trois Olympiades de 1896 à 2024 voient ainsi la participation de près de 200 000 athlètes femmes et hommes pour les Jeux estivaux – chiffre auquel s’ajoutent les participants aux Jeux Paralympiques depuis 1960 et aux Jeux Olympiques d’hiver depuis 1924 –, ponctuées par les exploits de sportives et sportifs concrétisant la devise olympique « plus vite, plus haut, plus fort ». Enfin, la saga des Jeux Olympiques reflète une autre histoire du monde. Une histoire politique et géopolitique des conflits internationaux, qui resonne dans l’enceinte olympique depuis la fin du XIXe siècle, avec l’affirmation des États-nations, jusqu’à la multipolarisation du monde du premier quart du XXIe siècle. Les combats pour la parité, l’égalité et contre le racisme, la ségrégation et les discriminations s’y racontent également, de même que les grandes séquences historiques du colonialisme, de la montée des nationalismes et des puissances totalitaires ou de la Guerre froide.
Les enjeux contemporains de l’histoire olympique, tels que l’écoresponsabilité, la question démocratique et le choix des pays-hôtes, la mondialisation du modèle économique olympique, l’omniprésence du marketing, le professionnalisme et ses dérives, les mutations des corps, les combats pour faire accepter le handicap ou la liberté de choisir son genre, sont également au cœur de ce catalogue. Un corpus de plus de 270 000 images, films d’archives et objets, issus de plus d’une centaine de collections dans le monde, a été rassemblé depuis cinq ans ; plus d’un millier de ceux-ci ont été sélectionnés pour leur valeur documentaire, leur importance historique et – c’est un parti-pris de l’équipe éditoriale et des commissaires de l’exposition –, pour leur qualité esthétique. Ce travail a permis d’imaginer l’exposition au Palais de la Porte Dorée et l’exposition pédagogique « Histoire, Sport & Citoyenneté ».
Au-delà de ce travail iconographique, ce catalogue rassemble les contributions d’une soixantaine des meilleurs spécialistes français et internationaux de l’histoire du sport, de l’olympisme et de l’histoire contemporaine. Elles permettent de prolonger l’exposition, d’analyser en détail les enjeux (géo)politiques, économiques et sociaux de chacune des Olympiades, de mieux comprendre les destins de sportives ou de sportifs, de découvrir une iconographie dense, diversifiée et souvent peu connue. Catalogue et exposition ont été conçus en dialogue et complémentarité.
Un récit sur le temps long
Ce catalogue est aussi le fruit d’un programme de recherche débuté en 2019, marqué notamment par l’organisation de cinq colloques internationaux qui ont rassemblé près d’une centaine de chercheurs ; un programme porté par un conseil scientifique d’une cinquantaine de personnalités, initié par la CASDEN Banque Populaire – banque du groupe BPCE, partenaire premium des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 — et piloté par le Groupe de recherche Achac. Notre ambition est d’explorer la complexité, la diversité et la richesse de l’histoire de l’olympisme, mais aussi celle de l’histoire du sport qui, depuis la fin du XIXe siècle, a participé à façonner le monde contemporain. […]
Au fil des cinq parties de ce catalogue, qui reprend le découpage de l’exposition – avec les deux guerres mondiales en moments de rupture –, les contributions sont de deux natures distinctes. Pour traiter des éditions des Jeux Olympiques effectivement tenues – certaines ayant été annulées à cause des guerres –, un texte majeur a été confié à un(e) ou plusieurs autrices et auteurs, afin de souligner l’articulation entre histoire olympique et histoire du monde, sans occulter la dimension sportive et les exploits des athlètes. Ces contributions permettent de développer une problématique spécifique choisie par les autrices et auteurs, s’intégrant dans le récit global tracé par les directrices et directeurs de publication. Si les Jeux Olympiques estivaux dominent ce récit, les Jeux Paralympiques d’été (qui débutent officiellement en 1960) et les Jeux Olympiques ou Paralympiques d’hiver s’y invitent ponctuellement. Au-delà des 30 articles consacrés à chacun des Jeux d’été, ce catalogue propose une centaine de focus approfondissant des trajectoires d’athlètes et d’équipes, mais aussi le récit d’évènements, d’épreuves et de disciplines sportives, ou de sujets politiques ayant marqué cette histoire.
Le fondateur des Jeux Olympiques croyait fermement à la capacité des affrontements athlétiques à transposer, sur le terrain sportif, les rivalités internationales et, ce faisant, à éviter les conflits armés. Pierre de Coubertin est donc pleinement à l’origine du mythe[1], toujours vivace, d’un sport qui aurait, en soi, des vertus. À l’origine, les épreuves olympiques se réduisaient à la rencontre d’hommes occidentaux. Progressivement les femmes ont revendiqué le droit à participer aux épreuves et, après une très longue histoire scandée par la résistance du CIO, elles ont obtenu – seulement pour 2024 à Paris – la parité absolue. Les minorités non-blanches comme les pays du sud global ont également conquis, pas à pas, une place dans l’édifice olympique. Le sport a fait l’objet d’instrumentalisation par les pays, démocraties comme dictatures. Tous ces combats tels les luttes pour les libertés fondamentales, la démocratie, l’égalité raciale et de genre, sont au cœur de ce catalogue et de l’exposition. […] Aux antipodes du projet universaliste coubertinien[2], les Jeux Olympiques modernes ne sont pas exempts des tensions géopolitiques et politiques. Ces dernières forment la trame sur laquelle se brode une bonne partie du canevas de chaque édition. On peut ainsi affirmer que les Jeux Olympiques constituent une formidable caisse de résonance des tensions internationales. […] Voyager dans les Jeux Olympiques c’est observer l’histoire du monde depuis 130 ans. L’histoire des Jeux Olympiques est fondamentalement celle des émotions collectives suscitées par les champions, victorieux ou vaincus. À travers leurs destins, leurs records et leurs exploits, des milliers de sportives et sportifs, dont les corps et les visages ont marqué la mémoire photographique, sont devenus les acteurs d’une histoire – qui les dépasse bien souvent –, une histoire commune.
[1] Georges Vigarello, Du jeu ancien au show sportif. La naissance d’un mythe, Paris, Seuil, 2002.
[2] Michaël Attali, Le Sport et ses valeurs, Paris, La Dispute, 2004.
INTRODUCTION : Une histoire du monde
NAISSANCE DE L’OLYMPISME | 1896-1920
Athènes 1896 : la naissance olympique dans la Grèce moderne | Christina Koulouri
Alfréd Hajós | Yvan Gastaut
Le congrès fondateur du CIO (1894) | Luc Robène
L’épreuve du marathon, au cœur du mythe antique | Sylvain Villaret
Paris 1900 : dans le temple de la modernité | Didier Rey
Constantin Henriquez, champion olympique haïtien et français | Yvan Gastaut
Les premières olympiennes | Arnaud Richard
L’automobile aux Jeux Olympiques, une fois n’est pas coutume | Didier Rey
St. Louis 1904 : triomphalisme américain et glorification de l’Occident | Fabrice Delsahut
George Eyser, une jambe de bois et six médailles | Philippe Tétart
Une hégémonie américaine relative | Philippe Tétart
Les premières images filmées des Jeux | Fabrice Delsahut
Londres 1908 : capitale mondiale et impériale | Philippe Tétart
John Taylor, l’espoir d’une égalité raciale | Claude Boli
Reggie Walker, le premier champion olympique africain | Pascal Charitas
Nationalités et équipes multinationales | François da Rocha Carneiro
Stockholm 1912 : le modèle suédois en majesté | Yvan Gastaut
Jim Thorpe, un Amérindien au cœur des Jeux | Pascal Blanchard
L’équipe de Suède et ses exploits | Denis Jallat Duke Kahanamoku | Philippe Tétart
La Grande Guerre (1914-1918)
Le projet des Jeux de 1916 | Michael Krüger
La Première Guerre mondiale et l’enjeu sportif | Paul Dietschy
Pierre de Coubertin et les Jeux de Berlin | Fabrice Auger
LE TEMPS DES NATIONALISMES | 1920-1945
Anvers 1920 : les Jeux de l’après-guerre et de la paix I Michael Krüger
Victor Boin, symbole des Jeux de la Paix | Sandrine Lemaire
Suzanne Lenglen, première star internationale | Daphné Bolz
Les premiers « sports d’hiver » | Stéphane Kronenberger
Paris 1924 : capitale mondiale de l’olympisme | Paul Dietschy et Pascal Blanchard
Johnny Weissmuller, une star sans papiers | Pascal Blanchard
Paavo Nurmi, la légende du « Finlandais volant » | Thomas Snégaroff
Les premiers Jeux d’hiver en France | Vincent Duluc
Amsterdam 1928 : des Jeux neutres ? | Pierre-Olaf Schut
Ahmed Boughéra El Ouafi, un « indigène » champion olympique | Pascal Blanchard
L’équipe indienne de hockey | Nicolas Bancel
Virginie et les garçons | Gabriel Bernasconi
Los Angeles 1932 : le défi face à la crise économique mondiale | Thomas Snégaroff
Judy Guinness ou le fair-play au bout du fleuret | Julie Gaucher
Victoires italiennes, gloire fasciste | Stéphane Mourlane
Berlin 1936 : les Jeux Olympiques de l’Allemagne hitlérienne | Daphné Bolz
Jesse Owens, un symbole face au racisme ? | Claude Boli
Alfred Schwarzmann et Konrad Frey, 11 médailles pour l’Allemagne | Emanuel Hübner Olympia | Sébastien Gökalp
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
L’annulation des Jeux Olympiques de Tokyo de 1940 | Arnaud Nanta
Helsinki 1940, des Jeux qui n’ont pas eu lieu | Xavier Mauduit
Le double choix de Londres | Stéphane Kronenberger
LE TEMPS DE LA GUERRE FROIDE ET DES DÉCOLONISATIONS | 1945-1975
Londres 1948 : reconstruire l’Europe et l’olympisme | Claude Boli
Károly Takács, l’homme au pistolet d’or | Dominic Thomas
Alfred Nakache, revenu d’Auschwitz | Yvan Gastaut
Ludwig Guttmann et les prémices du paralympisme | Anne Marcellini
Helsinki 1952 : des Jeux sous le signe de la Guerre froide | Ulrich Pfeil
Zátopek, héros des deux blocs | Stéphane Mourlane
L’équipe d’URSS, la nouvelle stratégie soviétique | Sylvain Dufraisse
Melbourne 1956 : les Jeux Olympiques, théâtre des tensions mondiales | Sandrine Lemaire
Betty Cuthbert, la notoriété d’une championne au service des autres | Julie Gaucher
« Le bain de sang » (Hongrie-URSS) | Pierre-Louis Basse
L’équipe d’Allemagne réunifiée | Sylvain Dufraisse
Rome 1960 : l’Italie entre passé et présent | Stéphane Mourlane
Mohamed Ali, naissance d’une icône | Claude Boli
Les premiers Jeux Paralympiques | Stanislas Frenkiel
L’apogée médiatique du football aux Jeux Olympiques | Vincent Duluc
Tokyo 1964 : l’olympisme au soleil levant d’une 3e puissance mondiale | Pascal Charitas
Abebe Bikila, le symbole d’un continent | Stéphane Mourlane
Judo, conquérir l’Asie | Mickaël Langlois
Les Jeux des nouvelles forces émergentes | Pascal Charitas
Mexico 1968 : viva la révolution ! | Pascal Blanchard et Anaïs Bohuon
Tommie Smith et John Carlos, un acte fondateur | Sylvère-Henry Cissé
Bob Beamon sur le toit du monde | Pascal Blanchard
Dick Fosbury, un flop révolutionnaire | Harry P. Mephon
Munich 1972 : les Jeux dans la tourmente | Michaël Attali
Mark Spitz, la star des bassins | Stéphane Mourlane
Le graphisme au service du projet politique | Élisabeth Jolys-Shimells
La Guerre froide sur un fil, la finale de basket URSS-États-Unis | Dominic Thomas
UN MONDE MULTIPOLAIRE | 1975-2000
Montréal 1976 : l’Afrique sur la scène mondiale | Nicolas Bancel et Sylvère-Henry Cissé Filbert Bayi, un symbole du boycott | Nicolas Bancel
Nadia Comăneci, l’étoile des Jeux Olympiques | Lukas Aubin
Le coût des Jeux, une polémique mondiale | David Gogishvili
Moscou 1980 : au cœur de la Guerre froide | Sylvain Dufraisse
Władysław Kozakiewicz brave Moscou | Stéphane Mourlane
Les affiches soviétiques | Sébastien Gökalp
Sebastian Coe/Steve Ovett, duel de grand fond | Pierre-Louis Basse
Los Angeles 1984 : une série de premières | Dominic Thomas
Neroli Fairhall, des Jeux Paralympiques… aux Jeux Olympiques | Julie Gaucher
La cérémonie d’ouverture | Dominic Thomas
Nawal El Moutawakel, la première musulmane et Marocaine en or | Pascal Charitas
Séoul 1988 : Hand in Hand, la fin de la Guerre froide ? | Yannick Deschamps
Carl Lewis, le symbole de l’Amérique | Nicolas Bancel
Ben Johnson, un scandale à l’échelle mondiale | Fabien Ohl
Le tennis de table et la conquête olympique de l’Asie | Nicolas Bancel
Barcelone 1992 : l’entrée dans une nouvelle dynamique olympique | Fabrice Jouhaud
Derartu Tulu et Elana Meyer, symbole de réconciliation | Yvan Gastaut
Le paradoxe cubain | André Gounot
Inspirer le monde avec le développement urbain olympique | Sven Daniel Wolfe
Atlanta 1996 : vers un monde unipolaire ? | Francois Doppler-Speranza
Marie-José Pérec et Laura Flessel, les deux héroïnes françaises | Doriane Gomet
Posters d'Atlanta | Sébastien Gökalp
LE XXIe SIÈCLE OLYMPIQUE | 2000-2024
Sydney 2000 : mondialisation et expression des minorités | Yann Descamps et Daniel T. Durbin
Cathy Freeman, la parole aborigène | Sandrine Lemaire
Le stade olympique de Sydney, l’écologie au défi du gigantisme | Martin Müller
Marion Jones, de la gloire à la déchéance | Thomas Snégaroff
Athènes 2004 : ambition ou démesure ? | Cyril Polycarpe
Pýrros Dímas, héros grec d’Albanie | Stéphane Mourlane
Le football et l’universalisation des Jeux Olympiques | Paul Dietschy
La fiction d’un retour aux origines antiques | Nicolas Bancel
Pékin 2008 : l’affirmation de la puissance chinoise | Gabriel Bernasconi
Usain Bolt, le sportif ultime | Claude Boli
Jin Jing à Paris, « l’ange en fauteuil roulant » | Pierre Haski
Liu Xiang au dossard 1356, le « maudit des Jeux » | Yvan Gastaut
Londres 2012 : enjeux sociaux et de durabilité | Cécile Collinet
Nicola Adams, l’affirmation LGBT | Sandrine Lemaire
Les Jeux Paralympiques à Londres | Stanislas Frenkiel
L’équipe féminine du Qatar, porte-drapeau de son pays | Pascal Blanchard
Rio 2016 : cap au sud ! | Pascal Gillon
Michael Phelps, « Impossible is nothing » | Didier Rey
Rugby à sept, le grand retour de l’ovalie dans l’olympisme | Joris Vincent
L’équipe olympique des athlètes réfugiés | Nicolas Bancel
Tokyo 2020 : l’olympisme et le Japon défiés par la pandémie | Lukas Aubin
Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou, l’or en équipe | Pascal Blanchard
L’affaire de la « dissidente » Krystsina Tsimanouskaya | Yvan Gastaut
Skateboard, un « sport jeune » | Charly Machemehl
Paris 2024 : le patrimoine olympique, un héritage en mouvement | Élisabeth Jolys-Shimells
L’attribution des Jeux à Paris (2024) et Los Angeles (2028) | Winny Claret
La cérémonie d’ouverture, rendez-vous sur la Seine | Renaud Dély
L’olympisme a-t-il un avenir ? | Georges Vigarello